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Top 7 des Processus à Automatiser avec Power Automate

L’automatisation des processus métier ne commence pas par un outil. Elle commence par le bon choix des tâches à confier à la machine. Voici les 7 processus à automatiser en premier avec Power Automate. Et ceux qu’il vaut mieux laisser tranquilles.

Quel processus devriez-vous automatiser en premier ?

Cinq questions pour identifier le chantier qui vous rapportera le plus vite.

1 / 5 — À quelle fréquence le processus qui vous agace revient-il ?

Sommaire

  1. Ce que Power Automate sait vraiment faire
  2. Les validations qui dorment dans une boîte mail
  3. Le classement des documents qui arrivent de partout
  4. Les relances que personne n’ose faire
  5. La recopie de données d’un outil à l’autre
  6. L’arrivée et le départ d’un collaborateur
  7. Le rapport récurrent que vous refaites à la main
  8. Le tri des messages entrants et de leurs pièces jointes
  9. Par où commencer sans se planter
  10. Ce qu’il ne faut surtout pas automatiser
  11. Conclusion
  12. FAQ

équipe suisse cartographiant un processus métier sur un tableau blanc

Dans la plupart des entreprises, la question de l’automatisation des processus arrive à l’envers. On achète d’abord un outil, puis on cherche quoi lui faire faire. Résultat : trois flux bricolés en une après-midi, jamais documentés. Ils tombent en panne au premier changement de nom de dossier. Pourtant la tendance est bien réelle en Suisse. L’étude Axa sur le marché du travail a interrogé 300 PME romandes et alémaniques via l’institut Sotomo. Plus d’un tiers des entreprises optimisent désormais leurs processus avec ces technologies, contre moins d’un quart un an plus tôt. Et 57 % des utilisatrices déclarent y gagner du temps. La vraie difficulté n’est donc pas technique. Elle consiste à choisir les bons processus, dans le bon ordre. Voici les sept qui reviennent le plus souvent.

Ce que Power Automate sait vraiment faire

Avant de lister les processus, un cadrage s’impose. En effet, Power Automate ne fait pas n’importe quoi n’importe comment. L’outil repose sur des flux, c’est-à-dire des suites d’actions déclenchées par un événement précis. La documentation Microsoft distingue trois familles de flux cloud. Connaître cette distinction change la façon dont vous choisissez vos chantiers.

Type de fluxCe qui le déclencheCas typique en entreprise
Flux automatiséUn événementUn message arrive, un fichier est déposé, une ligne est ajoutée
Flux instantanéUn clicUn collaborateur lance une demande d’approbation depuis Teams
Flux planifiéUne date ou une heureUn rapport envoyé chaque lundi matin, une sauvegarde quotidienne

Autrement dit, tout processus qui commence par une phrase du type « quand ceci arrive, il faut faire cela » est un candidat naturel. À l’inverse, un processus qui demande un jugement à chaque étape ne se prête pas à l’exercice. Gardez ce filtre en tête pour la suite.

1. Les validations qui dorment dans une boîte mail

responsable validant une demande d'approbation depuis son ordinateur portable

Demandes de congé, notes de frais, bons de commande, validation d’un devis : ces circuits d’approbation traversent toutes les entreprises. Or ils reposent presque toujours sur le même support fragile, la boîte de réception d’un responsable. Une demande y arrive, elle glisse sous une dizaine d’autres messages, et le demandeur relance trois jours plus tard.

Un flux d’approbation change la nature du problème. La demande part dans un espace dédié. Le validateur reçoit une notification dans Teams, il répond d’un clic, et le demandeur est prévenu. De plus, chaque décision laisse une trace horodatée. Ce point compte beaucoup lors d’un audit ou d’une révision des comptes.

C’est généralement le premier chantier à lancer, pour une raison simple. Le gain est visible dès la première semaine, et toute l’entreprise en bénéficie.

2. Le classement des documents qui arrivent de partout

Les documents entrants suivent rarement une route unique. Certains arrivent par courriel, d’autres sont déposés dans Teams, d’autres encore transitent par un formulaire. Ensuite, quelqu’un les renomme et les range, quand il y pense.

Un flux peut prendre le relais et appliquer une règle constante. Il récupère la pièce jointe, la renomme selon une convention, la dépose dans le bon dossier SharePoint et prévient l’équipe concernée. Par ailleurs, le classement automatique élimine la question qui empoisonne les recherches six mois plus tard : qui a rangé quoi, et où.

  • Factures fournisseurs déposées dans un dossier comptable par mois ;
  • contrats signés classés par client, avec une date d’échéance ajoutée dans un tableau de suivi ;
  • justificatifs de frais rattachés au collaborateur qui les a envoyés ;
  • candidatures reçues, triées par poste et par date.

3. Les relances que personne n’ose faire

gestionnaire suivant les échéances de relance sur un tableau de planification

Relancer un client sur une facture impayée, rappeler à un collègue qu’une échéance approche, signaler qu’un contrat arrive à son terme : ces tâches sont pénibles, et elles passent donc systématiquement après le reste. Elles coûtent pourtant cher, en trésorerie comme en qualité de service.

Une automatisation traite ce sujet sans état d’âme. Le flux surveille une date dans un tableau, puis il envoie un rappel au bon moment, avec le bon ton. Ainsi, la relance cesse de dépendre de la charge mentale d’une personne. En pratique, beaucoup d’entreprises commencent par les échéances contractuelles, car l’oubli y coûte le plus cher.

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4. La recopie de données d’un outil à l’autre

Voici le grand classique. Une information saisie dans un formulaire est recopiée dans un tableur. Elle est ensuite reprise dans un outil de gestion, avant d’atterrir dans un rapport. À chaque copie, le risque d’erreur augmente. Et personne ne sait plus quelle version fait foi.

Les connecteurs de Power Automate servent exactement à cela : faire circuler la donnée entre les applications sans intervention humaine. Une réponse de formulaire alimente directement une liste SharePoint, qui alimente à son tour un tableau de bord. De ce fait, la saisie n’a lieu qu’une seule fois.

Attention toutefois à un piège fréquent. Automatiser une recopie ne corrige pas un processus mal conçu, cela accélère seulement son exécution. Si vos données sont saisies deux fois parce que deux équipes ne se parlent pas, réglez d’abord le sujet organisationnel.

5. L’arrivée et le départ d’un collaborateur

responsable RH remettant son matériel à un nouveau collaborateur

L’arrivée d’un nouveau collaborateur déclenche une longue liste d’actions : créer les comptes, commander le matériel, préparer les accès, planifier les rendez-vous d’intégration, transmettre les documents à signer. Cette liste est parfaitement connue et elle se répète à chaque embauche. Elle est pourtant refaite à la main à chaque fois.

Un flux d’intégration déclenche l’ensemble à partir d’un seul événement, l’ajout d’une ligne dans un tableau des arrivées. Chaque service reçoit sa tâche, avec une échéance. En outre, le départ mérite le même traitement, pour une raison de sécurité. La révocation des accès est la tâche que l’on oublie le plus souvent.

6. Le rapport récurrent que vous refaites à la main

Chaque entreprise a le sien. Un état des ventes le lundi, un suivi de projet le vendredi, un tableau de bord mensuel pour la direction. La personne qui le produit ouvre trois fichiers, copie des colonnes, met en forme, puis envoie le tout par courriel. L’opération dure une heure, et elle recommence chaque semaine.

Un flux planifié fait ce travail à heure fixe. Il récupère les données à la source, génère le fichier, puis le dépose au bon endroit et prévient les destinataires. Par conséquent, la personne concernée retrouve une heure par semaine, soit près de six jours de travail sur une année.

Ce chantier a un avantage supplémentaire. Le rapport est toujours produit de la même manière. Dès lors, les écarts observés d’une semaine à l’autre reflètent enfin l’activité réelle, et non la façon dont le fichier a été construit.

7. Le tri des messages entrants et de leurs pièces jointes

Une adresse générique de type contact, facturation ou support reçoit des dizaines de messages par jour. Quelqu’un les lit, les qualifie, puis les transfère à la bonne personne. Ce travail de tri ne demande aucune expertise, mais il occupe une place réelle dans une journée.

Un flux peut lire l’objet et l’expéditeur. Il applique ensuite des règles de tri, extrait la pièce jointe et crée une tâche assignée. Néanmoins, restez prudent sur ce chantier précis. Un tri trop agressif fait disparaître des messages importants, et la confiance dans l’automatisation met longtemps à revenir. Commencez par un flux qui propose un classement sans supprimer ni archiver quoi que ce soit.

Par où commencer sans se planter

deux professionnels priorisant les processus à automatiser en premier

Le choix du premier chantier détermine souvent la suite. Un premier flux utile installe la confiance, tandis qu’un premier flux ambitieux et cassé enterre le sujet pour un an. Voici les critères qui fonctionnent :

  • Fréquence élevée : un processus quotidien rapporte davantage qu’un processus trimestriel, même plus complexe ;
  • règles stables : si les conditions changent tous les mois, la maintenance mangera le gain ;
  • un seul propriétaire : un flux sans responsable identifié devient orphelin dès le premier départ ;
  • impact mesurable : notez le temps passé avant, pour pouvoir démontrer le gain après ;
  • réversibilité : préférez un premier flux que l’on peut désactiver sans bloquer l’entreprise.

Notre article sur l’automatisation des tâches répétitives détaille la logique générale de l’outil. Pour les cas où un flux ne suffit pas et où il faut une interface de saisie, Power Apps prend le relais.

Ce qu’il ne faut surtout pas automatiser

Un article honnête sur l’automatisation des processus doit aussi tracer une limite. Certains sujets se prêtent mal à l’exercice, et s’y attaquer trop tôt produit des dégâts durables.

Évitez d’abord les décisions qui engagent une personne : un refus de congé, une évaluation, une réponse à une réclamation sensible. La machine peut préparer le dossier, mais l’arbitrage reste humain. Ensuite, méfiez-vous des processus qui manipulent des données personnelles sans cadre défini. L’étude Axa citée plus haut relève qu’une PME sur trois seulement dispose d’une politique claire de protection des données. Ce chiffre tombe même à 23 % chez les plus petites structures.

Enfin, ne touchez pas à un processus que personne ne comprend entièrement. Si aucune personne dans l’entreprise ne sait décrire les étapes de bout en bout, l’automatiser revient à figer une confusion. Commencez par le documenter, quitte à découvrir qu’il faut surtout le simplifier.

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Conclusion

L’automatisation des processus métier ne se joue pas sur la technique. Elle se joue sur la sélection. Les sept chantiers présentés ici ont un point commun : ils sont fréquents, leurs règles sont stables, et leur résultat se mesure. Commencez par un seul d’entre eux, le plus visible pour vos équipes, puis mesurez le temps gagné avant d’en lancer un deuxième. Cette progression lente vaut mieux qu’un grand plan d’automatisation qui s’arrête au troisième flux. Et gardez la limite en tête : un outil comme Power Automate exécute des règles, il ne décide pas à votre place.

FAQ

Par quel processus faut-il commencer ?
Par un circuit d’approbation, congés ou notes de frais. Les règles sont stables, la fréquence est élevée, et le gain se voit immédiatement dans toute l’entreprise.

Faut-il savoir coder pour utiliser Power Automate ?
Non. Les flux se construisent visuellement, à partir de déclencheurs et d’actions. Une formation d’une journée suffit pour produire ses premiers flux utiles.

Combien de temps une entreprise gagne-t-elle réellement ?
Cela dépend entièrement du processus choisi. Mesurez le temps passé avant automatisation sur un cas précis, c’est la seule façon d’obtenir un chiffre valable chez vous.

Que se passe-t-il si un flux tombe en panne ?
Le flux signale l’erreur et s’arrête. D’où l’importance d’un propriétaire identifié pour chaque flux, capable de le corriger ou de le désactiver rapidement.

L’automatisation supprime-t-elle des postes ?
Rarement. Selon l’étude Axa citée plus haut, 2 % des PME suisses ont réduit leurs effectifs grâce aux gains de productivité. À l’inverse, 10 % ont créé de nouveaux postes.

Peut-on automatiser des processus qui touchent des données sensibles ?
Oui, à trois conditions. Vous devez savoir qui accède à quoi, où les données sont stockées et combien de temps elles sont conservées.

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A propos de l’auteur
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